mercredi 30 septembre 2015

Alesia Trail 2015 : Veni Vidi Vici


Alesia Trail 2014... Mon premier dossard Trail, il y a tout juste un an... Je partais de pas grand chose mais je suis arrivé à finir, perclus de crampes, mais heureux et fier d'avoir achevé une distance jamais parcourue en une fois (25km) pour un dénivelé jamais connu (800D+).

Donc cette année, après toutes ces étapes franchies que j'ai essayé de vous partager sur ce blog, il était naturel pour moi de retourner sur le même parcours : Tendinix.


Un grand Merci à Mathieu Montagne pour le dossard cadeau !

Mon objectif est simple : mesurer ma progression. 
Temps à battre : 3h08.

Nous partons donc en famille pour passer le Weekend à Alise Sainte Reine, lieu de la course et  Flavigny sur Ozerain (les bonbons à l'anis), lieu d'hébergement et passage de la course aussi...

Coté matériel j'ai prévu mon fidèle ensemble Cimalp qui ne me quitte plus depuis ce printemps, mes Peregrine démoniaques sur les singles, d'autant qu'ici le terrain est souple... Je prévois comme d'hab, un bidon énergétique et un autre d'eau. Pas de recharge prévue, je joue l'autonomie et viens pour foncer. Je ne veux pas perdre de temps. 


Un déjeuner léger le samedi midi : Croziflette & AntiOxydant Rouge Bourguignon (Comprendre Chorey les Beaunes 2010). Bah oui, il faut des forces, et le gras c'est la vie !

Retrait du dossard une fois arrivé, la dotation est cool comme l'année dernière, surtout le Tshirt Raidlight, j'en ai même racheté un autre sur place.

Mais cette année, je ne serais pas seul à courir. Mathilde ma fille est de la partie, sur le Baby Trail : 350/400m. L'impatience est là ; elle fait un trail comme papa, avec son propre dossard et elle compte bien sur son ravito à l'arrivée !

Vous pouvez maintenant retenir que l'Alesia Trail, c'est familial tant par l'ambiance qui y règne, que par le partage avec les enfants :) Merci les gaulois !

Donc exceptionnellement, vous aurez 2 Récits de course ! Le mien et celui d'une championne en devenir... Mathilde :)
(non j'en fais pas trop, elle ne sait pas encore lire!)



Allez, 9h15. Le départ est lancé pour ma part. Tendinix, c'est partix mon kikix. 

Je me suis placé premier tiers, je ne veux pas m'économiser et je ne veux pas de bouchon sur les premières bosses. Je me sens bien et je pousse fort dès le départ en descente. 4:16 sur le 1er km...le 2e tombe vite aussi. Je charbonne et je double, c'est le pied.

La première difficulté arrive et je monte sans me mettre dans le rouge, quitte à me laisser doubler un peu (très peu en fait). Ca se passe correctement, mais mentalement je me botte le cul. "Tu marches trop, remue toi, à l'entrainement tu cours là dessus !"
Donc je fractionne, course, marche en montant le plus vite possible, sans se cramer trop non plus...

Ensuite c'est du up&down comme j'aime, je déroule les jambes mais je me dis que je suis peut être parti un peu trop vite... je ne veux pas faire la même erreur que l'année dernière. 

Je roule mais j'en garde un peu. En fait, je m'inquiète de ne pas avoir encore lâché prise : je ne suis pas dans ma bulle (du moins pas comme d'hab), je gère ma course certes, mais sans la tranquillité habituelle. 

C'est peut être c'est ca se foutre sur la gueule ou être hors de sa zone de confort... Là c'est le cerveau qui décide, consciemment. Je n'ai pas décroché et le corps semble agir sur décision. Drôle de sensation en fait. Je ne suis pas rassuré et pense que çà va coincer. Mon coté raisonnable (le mode confort) me dit que j'ai du partir trop vite... Bref je doute, mais j'avance !

Je cours aux sensations depuis ma dernière course aux cabornes et je dois dire que ça semble être la bonne recette en ce qui me concerne. Je ne regarde que le kilométrage et le temps passé sur ma montre.

Oula, km 7, premier ravito à Flavigny. c'est arrivé bien plus vite qu'en 2014, et je me sens en meilleur état. C'est drôle car cette impression s'est traduite par un : "on s'en fout du ravito, tu traces, t'es là pour envoyer et tu seras déçu si tu bats pas ton temps à cause d'un arrêt trop long". Donc je me suis pas arrêté. J'ai repris les places que j'avais perdu en montée et ai pu enchaîner avec engagement sur la descente technique qui suivait. Ô joie !

Je me projette sur la descente technique qui arrive et la vilaine bosse de 250D+ qui suit. Concentré... c'est bien monté en fait... On arrive sur un single en sous bois que j'affectionne. J'ai le souvenir des triathlètes locaux qui doublaient à fond ici l'année dernière. Je les regardais avec respect pour leur gestion de course. Cette année, rien de tout cela. 

C'est moi qui ai doublé sur ce passage, à l'usure du gars de devant, en le grignotant sur les section plates ou carrément en lâchant les chevaux en descente. 17e km à 4:35. Je suis hyper à l'aise et ça me permet de doubler dès que c'est plat ou descendant ! Pourvu que ca dure !

On prend ensuite un mur d'une vingtaine de % de pente juste avant le second et dernier ravito. Difficile, mais franchi. Le passage qui suit est parcouru rapido, bien mieux que l'année dernière où je me souviens avoir été dans le dur. J'arrive au ravito et refais le plein des gourdes. Bananes, un verre de coca, un verre d'eau et bim on y retourne. 

Je voulais pas m'éterniser comme l'année dernière, c'est réussi. 

Maintenant c'est direction la fin, le plus vite possible.

Je passe la longue pente qui suit en mode fractionné, je trouve que je marche trop et me botte le cul au possible. J'ai encore beaucoup à apprendre... mais ca monte pas si mal. je ne perds pas trop de places. Arrive ensuite la dernière descente avant la remontée finale vers Vercingétorix. J'envoie au possible. 5:02 du km sur le 23e. 

Ca sent l'écurie : il ne reste qu'à remonter vers l'oppidum. Je booste en montée, les mains sur les genoux. Arrivé en haut je me souviens de mes crampes l'année dernière... cette fois rien. j'ai pu relancer en haut pour finir en courant...quel plaisir !

Je vois la ligne d'arrivée, mais surtout mon comité d'accueil : Mathilde qui fonce sur moi et mon Loulou qui peine à suivre. 

On file vers la ligne avec un speaker qui encourage !

Et c'est fait !

J'arrive en bon état, j'ai envoyé autant que possible, avec beaucoup de temps encore prenable. Les montées notamment. Je suis content rien que là dessus j'ai énormément progressé.

Je regarde le chrono et c'est la récompense : 2h33.
J'ai explosé mon temps 2014 de 35 minutes. Wahou... ok le parcours n'est pas difficile (c'est roulane dirait kiki)... mais quel gain sur mon propre temps ! Fier le type :)

On dit que le travail paie toujours... ma première année d'entrainement a payé. YES !

Pour sûr je vais continuer à courir aux sensations !

Allez une petite bière pour fêter ça avec mes supporters de choc !



un théatre sous l'oppidum en attendant le début des courses enfants...









ACTE 2 : 1er dossard de Mathilde : Alesia Baby Trail.

La course est organisée sur le tour de la statue de Vercingétorix, 350/400m quasi à plat. Idéal pour débuter :)

Je ne vais pas vous faire un topo détaillé, mais plutôt vous laisser parcourir les photos qui suivent car les images parlent d'elles même : Mathilde s'est régalée ! Sur la course certes, mais aussi parce qu'elle a eu droit au ravito elle aussi !

Un smile pareil... on va acheter la photo je pense ;)










Pas peu fière la miss !



Bref un sacré Weekend Trail en famille ! Que c'est bon de partager ça !

La roadmap vers la Saintelyon se déroule très bien.
Une semaine de récupération totale et c'est reparti pour la suite du programme !

A Bientôt ;)

4 commentaires:

  1. Tu as fait une bien belle année et ton temps de l'an dernier méritait bien de se prendre une claque de 35 min, bravo !
    +1 pour le dîner du samedi 8-p
    +1 pour la joie de courir de Mathilde :-)

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  2. Bonjour,
    Bravo pour votre course. J'ai fait la même en 2h46 avec une gestion désastreuse de mes réserves alimentaires (mangé trop tôt et pas assez d'eau). Mais quelle belle course.
    Votre article me touche d'autant plus que mon dernier a fait le baby trail aussi et je le vois sur vos photos... bon ça été un peu plus compliqué pour lui (heureusement que maman est là pour l'emmener au bout)
    A bientôt
    Edouard

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    1. Bonjour et Merci Edouard.
      Bravo également d'avoir fini, 2h46 ca reste très bien :)
      Cette course est vraiment sympa, j'ai adoré cette ambiance familiale. C'est top de voir nos petits bouts faire comme les grands !
      La prochaine course sera surement plus facile pour le votre maintenant qu'il a vu comment ca se passait :)
      Sportivement
      David

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