dimanche 1 mars 2015

Reco de la 1ere partie du Trail de Mirmande

Pour ceux qui n'ont pas suivi (même si je dois commencer à soûler à force d'en parler), ce 29 Mars, je serais au départ du Trail de Mirmande !  At Home dans la Drôme !

J'étais impatient d'y aller et de voir quel allait être l'environnement et la difficulté de mon premier trail long, typé montagne (45km, 2200D+).

Ca grimpe, doucement au début...
Le défi m'est impressionnant, sachant que je n'ai jamais fait plus de 26km et 1100D+... Jamais fait de marathon (à plat sur du bitume c'est chiant), et donc jamais testé ma réaction face au fameux mur autour du 30e km...

La régularité des entraînements comptera, l'alimentation/hydratation durant la course, mais surtout le mental et là ce sera l'inconnu : est ce que je tiendrai le choc ?

Aussi, j'ai beau être de la région et connaitre la zone de façon superficielle, il fallait que je teste ! Surement pour me rassurer... ;)

Le début est assez funky, on part du camping de la poche, entre deux montagnes.
Petit début à plat pour se chauffer (moins d'un km), et on pique directement sur un petit single bien sympathique en sous bois, on traverse 2 ou 3 ruisseaux, des passages un peu caillouteux par endroits... puis ça grimpe.
CA GRIMPE !

On oscille en fait de 25% à 45% de pente (selon strava) sur 500m, pour un dénivelé positif d'environ 200m cash !

Je vous assure que quand on se retrouve à quatre pattes ou s'aidant des arbres pour monter, on repense direct aux témoignages des mecs qui l'ont deja fait : C'est un trail de montagne ! En effet...

...et après on rigole moins ! (oui c'est bien le chemin que vous voyez là....)
Donc forcément, on arrive au 2e km, on a pris ça dans les cuissots direct, c'est tendu et on s'imagine la suite... mais on est content d'arriver en haut, de cette première hausse cardiaque qui donne le ton :)

Mais on se dit (en reprenant son souffle) que la vue est déjà très jolie dès ce 2e km !
Ensuite, très belle descente technique vers Mirmande, on arrive entre vignes et lavandes avant de remonter (doucement) dans le village.
Je vous recommande d'ailleurs le restaurant Margot, idéal pour un dîner en terrasse ! Je ne suis pas sponsorisé hein, mais le resto est pile sur le parcours, vous ne pourrez donc pas le manquer.
Bref à part le tourisme qui vaut le coup, un aperçu vu du coureur : ça grimpe mais c'est beau même si on connait deja :)



Ensuite, sortie du village au niveau de la chapelle, et on retourne en forêt. Les quelques kilomètres qui suivront sont très agréables. On alterne des montées franches dans un cadre franchement génial. Les descentes sont rapides et plutôt techniques. On traverse encore quelques ruisseaux que j'ai arrêté de compter tellement ils sont nombreux ! La nature est vraiment belle sur ce secteur.

Un ruisseau pour rafraichir les pieds

Les primevères sont déjà partout !
un cadre sympa pour le moment non ?
"La montée des Sangliers"
Ces 9 premiers kilomètres sont finalement très bien passés, en mode reporter photo ;)

Mais juste après ce cadre bucolique franchement parfait on atterri sur la 2e grosse difficulté du parcours : 350D+ sur environ 3km.

Sur le papier, on se dit que c'est relax... sauf que l'on remonte un (très) long moment, un espèce de lit de rivière (je peux pas parler de chemin) alternant, gros blocs de pierre, débris de bois, trous labourés et façonnés par les sangliers qui ont bien retourné la zone...

De mon point de vue, il n'est pas possible de courir ici... On verra si il y a un superman le jour J ;)

Après ce passage un peu compliqué, on arrive sur un chemin de traverse pour les incendies, bien caillouteux. Ça grimpe toujours sans obstacle à enjamber cette fois.

A coté de "la montée des sangliers" (fallait que je lui trouve un nom...) c'est easy buddy !

Entamé par cet enchaînement de dénivelé, on arrive enfin à la récompense : une sacrée vue sur la vallée !

Et là on oublie direct la difficulté passée.
Vue sur les collines drômoises (plein SUD)

Vue sur les collines drômoises (SUD-OUEST)

Ensuite, on s'attaque à une très longue partie qui se court tout du long alternant sous bois, ruisseaux à traverser et chemins de traverse caillouteux.
Ça déroule tellement que je me suis planté à un endroit et j'ai du jardiner un peu pour rejoindre le bon passage en contre bas...
On rejoins sur un chemin large et caillouteux une gigantesque exploitation forestière qui "pèle" la colline sur de grandes étendues. (j'ai même failli me faire bouffer par un doberman...non muselé et pas tenu... heureusement le maître m'a entendu gueuler...)

Après ce passage, on remonte par un superbe single pierreux très typé garrigue, pour aboutir sur une belle vue sur la vallée. Avec le soleil au rendez vous c'était superbe !
Mais comme j'en étais à la fin d'après midi, la lumière commençait à tomber et j'ai donc dû ralentir sur les photos car j'avais pas ma frontale ;)




Après cela arrive la 3e grande difficulté. une méga cote qui va nous faire passer de 250m d'altitude à 600m. C'est pas du quatre pattes, mais avec ce que j'ai déjà pris dans les guibolles, je monte beaucoup moins vite. Qu'importe, la motivation est bien là et ça se passe finalement pas si mal !

Et une fois en haut, j'ai pris LA claque de toute ma reco... une vue juste magique, pile après cette montée ! Je me rends compte que je suis sur ce qui me semble être une crête, tournée vers le Rhône... La vue est Exceptionnelle par ce temps si dégagé pour un 28 Février (j'ai eu du bol).

Le single de la crête (17/18e km environ)

Le panorama est à tomber (c'est imagé hein...)        cliquez pour en profitez en grand écran ;)

Une vue plus large orienté NORD-OUEST (vous retrouvez le passage forestier en dessous)

Une vue plus large orientée SUD-OUEST (le chemin que l'on voit en bas et que l'on court marque la fin du passage forestier)





A noter juste après cette crête un passage de plusieurs centaines de mètres au travers d'un bois où les jonquilles sont partout... c'est comme si l'on passait au milieu d'une plantation ;) Je n'ai pas pris de photo car elles n'étaient encore qu'à 8/10cm de haut. Peut être que le jour de la course, tout sera ouvert !

Avec des vues pareilles, le moral est au beau fixe, je suis reboosté et je m'engage rapidement sur la fin de la reco.

En effet, le soleil baisse et je dois vite rallier Marsanne pour rejoindre la voiture. Ça tombe bien les 4km avant le village sont rapides, on passe de 600 à 280 de dénivelé sur cette distance, quasi one shot. La descente est d'ailleurs très caillouteuse, attention aux chevilles donc !

Arrive la civilisation, (c'est l'impression que j'ai eue tant le parcours immerge), je n'ai croisé personne hormis à Mirmande. Décor fantastique, ma reco affiche 23.3km pour 1368D+.
J'ai donc fait la moitié du kilométrage prévu le jour J et bien entamé le compteur du dénivelé total.

A ce stade de l'entrainement et au lendemain de cette reco j'en tire un très bon bilan physique : les jambes ont bien travaillé mais pas de courbatures, au niveau articulaire c'est OK, juste les malléoles qui ont pris des cailloux en vol directement sur cette partie exposée... (c'est déjà presque passé). 
C'est cool :)

On reparlera de Mirmande sur la 2e partie de la reco si je la réalise, sinon le jour J !

Et si vous voulez tester ce parcours, n'hésitez pas je me ferais un plaisir de partager ça ;)

Sur ce je retourne à ma prépa Cabornis, avec une semaine plus light de prévue : J-6 !

++

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